La ville a besoin de la réflexion des CCQ !

Suite aux bilans, souvent négatifs, dressés par les représentants des quatre CCQ, lors du conseil municipal du 27 juin 2011, Marie Paule Annette a tenu à souligner les réactions positives des membres CCQ. Après avoir développé  quelques explications, elle a proposé des évolutions pour améliorer le fonctionnement de la démocratie participative à Saint Herblain.


Mesdames, messieurs,

Une fois de plus, le bilan des conseils consultatifs de quartier n’est pas satisfaisant.

Je souhaite, ici, souligner les réactions positives des membres du CCQ Centre, lors de leur dernière assemblée plénière.

Nous avons entendu : « l’examen du tableau des suivis des demandes permet de se dire que celles-ci sont prises en comptes, suivies. Ceci re-motive pour l’avenir. Effectivement toutes les demandes n’ont pas été traitées comme que nous aurions souhaité, malgré cela bon nombre de solutions ont été apportées aux problèmes soulevés ».

Je voudrais aussi souligner que les membres du CCQ centre qui ont participé à la réunion publique de notre quartier sur l’engagement citoyen ont fait part de leurs difficultés certes, mais aussi de l’intérêt que chacun trouvait en s’impliquant dans le CCQ. Les points positifs sont à la hauteur de leurs attentes, ont-ils précisé.

Enfin, j’ai plaisir à ajouter que pour la première fois depuis le début de ce mandat, élus-es, membres des CCQ, services se sont retrouvés, tous ensemble, autour d’une table pour réfléchir sur les améliorations à apporter au règlement intérieur des CCQ. Ce document est, je le rappelle, la base du fonctionnement des CCQ.

Alors pourquoi, ce malaise ? Pourquoi ces bilans mitigés ? Des explications, j’en citerai, ici, trois, sans les hiérarchiser.

Premièrement :

Le temps des membres des CCQ. Il n’est pas celui de la ville. Je donnerai un exemple. La réfection des sentiers de Preux. Les membres du CCQ ont réalisé un diagnostic qui a mis en évidence la dégradation des sentiers du quartier de Preux. Ils ont formulé un certain nombre de préconisations. C’était fin 2009. En septembre 2011, le catalogue des interventions possibles leur sera présenté. Entre temps, les services ont travaillé. Mais 2009-2011, 2 ans, c’est long. Nous n’avons sûrement pas assez communiqué sur l’état d’avancement du dossier des sentiers de Preux. Dire que les services travaillent, n’est, certes, pas suffisant.

Deuxième explication :

Lors des réunions des CCQ, la ville présente un certain nombre de documents qui ne sont pas remis aux membres des CCQ. En groupe de travail, ils n’ont donc pas les éléments nécessaires pour alimenter leur réflexion. Là aussi, il nous faut apporter des améliorations : communiquons. Bien sûr, de leur côté, les membres CCQ devront jouer le jeu en ayant bien en tête : un document de travail, est un document appelé à être modifié.

Troisième explication :

Bon nombre des propositions des CCQ relèvent de la compétence de Nantes Métropole. A nous de trouver la juste mesure pour que les réponses apportées par Nantes Métropole soient mieux argumentées. La réflexion que nous venons d’engager avec le Pôle de Loire-Chézine va dans ce sens. Poursuivons l’amélioration de notre fonctionnement interne !

La démocratie participative, nous y croyons. C’est ce que nous avons dit, Jocelyn Bureau et moi, lors de la dernière assemblée plénière.

Vous, chers collègues, vous y croyez. Alors, considérons les membres des CCQ comme des partenaires. Nous avons des marges de progrès, saisissons-les !

Oui, Mesdames et Messieurs les membres des CCQ, la ville a besoin de vous pour nourrir notre réflexion ! La ville a besoin de votre savoir d’usage ! La ville a besoin de vous pour appréhender, ensemble, la complexité des dossiers !

Marie Paule Annette

Mots-clés :