Etendre le concept de bâtiment à énergie positive au quartier…

Le concept de bâtiment à énergie positive doit être étendu au quartier selon un rapport du Conseil d’Analyse Stratégique

Par A. l’AFP – Publié le 28/08/2012

Le concept de bâtiment à énergie positive, c’est-à-dire qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme, doit être étendu à un niveau plus large, prône un rapport du Centre d’analyse stratégique sur « les technologies compétitives au service du développement durable », publié mardi 28 août 2012.

Compte tenu des prix des installations photovoltaïques, il faut « étendre le concept de bâtiment à énergie positive à un ensemble plus large, l’îlot ou le quartier », préconise ce rapport, rédigé sous la direction de Jean Bergougnoux, ancien patron d’EDF (1987-1994).

En effet, si le coût des panneaux photovoltaïques est assez modéré pour une installation au sol, l’investissement augmente fortement lorsqu’ils sont déployés sur les toits des bâtiments.

L’élargissement à un quartier permettrait la construction de capacités de production au sol, explique le rapport.

Trois autres propositions :

Ce document doit servir lors de la conférence environnementale prévue les 14 et 15 septembre. Il brosse un tableau d’ensemble des technologies d’aujourd’hui et de demain dans les domaines de l’énergie, du transport et du résidentiel. Les auteurs mettent en avant trois autres propositions.

Ils préconisent ainsi d’investir dans les « technologies transverses », qu’ils considèrent comme « la condition et le moteur des évolutions dans les technologies spécifiques ».

Ils citent comme exemple de ces technologies « transverses », les « dispositifs de régulation et de gestion des systèmes », les nanotechnologies, les techniques de mesure (métrologie), les technologies de l’information et de la communication et les matériaux.

Les auteurs du rapport appellent également à tenir compte, dans le soutien apporté au développement d’une technologie, « de sa maturité technique et économique, de sa capacité d’intégration dans les systèmes existants et du positionnement au niveau mondial de la recherche et de l’industrie françaises ».

Méthodologie rigoureuse – Dans le même ordre d’idée, ils conseillent dans le domaine de l’énergie de procéder avec « une méthodologie rigoureuse » en menant des déploiements limités, de démonstration, dans le cas où une technologie est encore trop onéreuse pour être massivement implémentée.

Le déploiement des énergies renouvelables dont le prix est proche de celui du marché doit être en revanche encouragé « en privilégiant, à compétitivité égale ou légèrement moindre, les solutions créatrices d’emplois industriels en France ».