Il faut aménager la semaine scolaire

Il faut aménager la semaine scolaire

Les élu-es ESHA-EELV avaient, dès 2008, proposé d’innover à Saint Herblain en organisant la semaine scolaire sur cinq jours. La réforme Darcos (passage à 4 jours) laissait une petite place à l’expérimentation… Notre groupe, à l’époque, proposait une organisation de la semaine scolaire sur 9 demi-journées avec une pause méridienne allongée (entre 2h et 2h30). Nous ne faisions qu’appliquer les préconisations des chrono-biologistes : diminuer la journée scolaire, éviter les ruptures, positionner les apprentissages sur les matinées et fin d’après-midis.

Nous nous félicitons de la réforme proposée par le ministre de l’éducation nationale, suivant là encore les attendus de la Concertation Nationale, pour la Refondation de l’Ecole de la République qui s’est déroulée de juillet à octobre dernier et qui a mobilisé de très nombreux acteurs de l’Education (enseignants, pédagogues, élus, chrono-biologistes, médecins, associations de parents, etc.) : allégement des journées et étalement du temps scolaire sur la semaine comme sur l’année.

La loi d’orientation en cours de discussion va lancer d’autres chantiers : l’allègement des programmes, la progressivité des apprentissages de la maternelle au collège, la formation des enseignants, faire entrée l’École dans l’ère numérique, mieux associer les partenaires de l’École et mieux évaluer…

Nous sommes conscients que cela va modifier les organisations familiales, susciter des craintes sur la qualité des temps éducatifs ou encore réorganiser le temps de travail des enseignants et du personnel municipal, sur la semaine. Mais nous sommes persuadés que cela ne peut que renforcer l’efficacité des enseignements dispensés et donc la réussite de tous les élèves. (cf la réforme des rythmes en question)

Nous estimons :

–       que la ville doit prendre sa part dans l’aménagement de la semaine scolaire (financièrement parlant) et que cela peut se faire sans augmentation de la fiscalité locale ;

–       que c’est l’occasion de revoir l’ensemble des interventions financées par la ville sur temps scolaire et périscolaire pour viser une meilleure efficacité et complémentarité avec les apprentissages scolaires ;

–       qu’une exigence de qualité doit être recherchée :

  • en garantissant une formation aux jeunes (et moins jeunes) assumant les fonctions d’animateurs,
  • en mobilisant le personnel municipal de la culture, de l’animation et des sports
  • en nouant des partenariats avec les associations locales (socioculturelles, artistiques, sportives…

–       que les conseils d’école doivent s’emparer de cette question et réfléchir à une organisation qui s’appuie sur le projet d’école et les ressources locales (équipements, associations…)

Cet aménagement des rythmes doit remettre l’enfant au cœur de nos préoccupations. Il faut passer des paroles aux actes !

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