CM du 06/02/2015 : Intervention relative à l’animation socioculturelle

Intervention de Ghislaine CARREZ à l’occasion de la délibération 17 :  CONVENTIONS TRIPARTITES ENTRE LA VILLE DE SAINT-HERBLAIN, LA CAF DE LOIRE-ATLANTIQUE ET CHAQUE ASEC DE SAINT-HERBLAIN, RÉGISSANT LE SOUTIEN À L’ANIMATION SOCIOCULTURELLE SUR LE TERRITOIRE DE SAINT-HERBLAIN.

La signature de cette convention tripartite est, pour nos groupes ESHA-EELV et UDB, l’occasion de revenir sur la contribution des acteurs de la politique socio-culturelle herblinoise au vivre ensemble.

Passé le moment de l’émotion, les récents attentats doivent nous interroger sur l’ensemble des causes profondes de cette tragédie.

Après 30 ans d’existence, la politique de la Ville a montré ses limites. En dépit de dix années d’interventionnisme, de réhabilitation à répétition dans les quartiers prioritaires, les inégalités s’aggravent. Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté augmente. A cela s’ajoute un taux de chômage très important pour les jeunes.

Mohamed Mechmache, Marie-Hélène Bacqué sont les rédacteurs du rapport « Pour une réforme radicale de la politique de la ville ». Avec Nicky Tremblay – coprésidente de la coordination « Pas sans nous » – ils résument la situation par ces mots : « les révoltes sociales de 2005 en banlieue ont eu comme seule réponse […] une rénovation urbaine faite sans les habitants et parfois contre eux ». Face à ce constat d’échec, l’action socio-culturelle de notre commune apporte des réponses :

  • en renforçant le lien social,
  • en améliorant la qualité de vie,
  • en favorisant la mixité sociale,
  • et en construisant un faire ensemble, plutôt qu’un seul vivre ensemble.

Actuellement, la ville mène un travail de prospective socioculturelle reposant sur l’écoute des besoins des habitants, dans la lignée des Dialogues Herblinois. Ils doivent permettre d’adapter nos actions aux réalités du terrain, en lien avec les acteurs associatifs et les citoyens. L’éducation populaire doit également être soutenue, en ce qu’elle permet l’épanouissement personnel et en ce qu’elle permet à chacun de trouver la place qui lui revient. Elle rappelle l’importance de faire avec les habitants, plutôt que faire pour les habitants.

 En définitive, c’est en redonnant du pouvoir d’agir aux habitants, en restaurant le lien social, et au travers de projets sociaux de territoire que nous pourrons construire ensemble la ville durable de demain.

 Je vous remercie de votre attention.