La tarification progressive de l’eau

Conseil municipal du 12 octobre 2015

Intervention de Christine NOBLET à la suite de la délibération : Communication des rapports annuels 2014 de Nantes Métropole sur la qualité et le prix des services publics de l’eau, de l’assainissement et des déchets.

Mesdames, Messieurs,

J’interviens au nom des élu-es ESHA-EELV et UDB

Nantes Métropole a obtenu le feu vert de l’état pour mettre en œuvre la tarification sociale de l’eau. Nous y sommes favorables mais nous estimons qu’il nous faut aller encore plus loin en appliquant comme à Libourne ou Rouen, une tarification progressive de l’eau.

Cette disposition, inscrite dans notre programme municipal, doit nous permettre de réduire nos consommations et donc les conséquences sur la production d’eau potable, le dimensionnement des réseaux, les coûts de retraitement…

En matière d’assainissement, pour réduire les coûts et les conséquences, parfois catastrophiques de mauvais choix, il nous faut répondre aux problématiques suivantes :

  1. Réseau unique ou réseau séparatif : des villes réinterrogent l’efficience du réseau séparatif du fait de la pollution des eaux de ruissellement qui sont rejetées dans la nature via le réseau séparatif et sur l’entretien naturel du réseau qu’elles assurent (effet chasse d’eau). Mais c’est à volume constant que, là encore, on réfléchit sans se poser l’objectif de les réduire…
  2. Et donc, il nous faut poser la question de l’imperméabilisation des sols provoquée à la fois par l’urbanisation et par des choix techniques dépassés (busage des fossés, utilisation du béton ou du bitume, absence de récupération des eaux de pluies…). Avec le corollaire du dimensionnement des réseaux…
  3. Inciter à la sobriété avec la tarification progressive, la récupération des eaux de pluies, l’utilisation « noble » de l’eau potable … pour réduire les coûts de production et de retraitement.
  4. Développer les bonnes pratiques, qu’elles soient individuelles ou professionnelles, avec des campagnes d’information grand public ou de sensibilisation dans les écoles, des équipements spécifiques pour les commerces ou entreprises ou encore … Un exemple parmi d’autres : toutes les communes de l’agglomération ont adopté, dès 2007, la charte « Objectif zéro pesticide » mais qu’en est-il des jardiniers amateurs de notre commune ?

Donnons l’exemple en utilisant l’eau de la ville lors de nos conseils et non l’eau en bouteille, 100 fois plus chère !!!

A votre santé !

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