Cadre de référence relative à l’animation de la vie sociale par les centres socioculturels sur le territoire de Saint-Herblain

Conseil municipal du 24 juin 2016.
Convention cadre de référence relative à l’animation de la vie sociale par les centres socioculturels sur le territoire de Saint-Herblain entre la ville de Saint-Herblain et la Caisse d’Allocations Familiales de Loire-Atlantique.
Intervention de Ghislaine CARREZ.

« Monsieur le Maire, cher(e)s collègues,

J’interviens au nom des élu-e-s EELV-ESHA-UDB,

Hier soir s’est tenue une rencontre tripartite Caisse d’Allocation Familiale / ASEC / Ville, nous aurions préféré que les administrateurs, les bénévoles, les usagers soient associés au diagnostic et à la recherche de solutions bien en amont. Nous aurions ainsi appliqué à la lettre notre programme et notre volonté de « faire avec », dès la phase d’évaluation.
La convention-cadre encore en vigueur aujourd’hui prévoyait un groupe de pilotage et une évaluation du dispositif inventé, mais il a été mis en sommeil et n’a donc pas pu jouer son rôle. Qu’en sera-t-il du groupe de suivi trimestriel entre les financeurs, les ASEC, les services, la CAF ? Pourquoi ce nouveau dispositif serait-il plus efficace que le précédent tant que les mérites et les défauts du premier n’ont pas été soupesés par toutes les parties concernées ? Peut-être que cette concertation aurait permis de résoudre les difficultés juridiques qu’il faut maintenant résoudre toute affaire cessante. Peut-être que cette concertation aurait permis de ne pas se priver du subventionnement par la CAF de deux Projets Sociaux. Elle aurait assurément évité de désespérer bon nombre d’administrateurs engagés pour le bien des habitants et la dynamique associative.

Nous voulons que le terme « multisite » apparaisse dans la convention tripartite. La notion d’équipe territorialisée également, pour signaler dès sa création que le CSC met en application sa vocation (redite dans le préambule de la convention) sa vocation de proximité. Cette proximité doit être appréciée de tous les habitants et pas seulement des riverains du centre. Cette proximité doit être effective, certes à travers l’offre d’activités (qui est importante) mais tout autant à travers des temps de permanence pour des inscriptions, des renseignements, une prise en comptes des questions sociales. Ce sont ces temps hors activité, ces interstices qui échappent aux décomptes des financeurs, qui font l’ancrage du CSC, ses liens avec les besoins des habitants.

A la rentrée, les ASEC, la CAF et Ville se retrouveront pour écrire les conventions tripartites déclinant les modalités pratiques de l’accord cadre présenté ce soir. Souhaitons qu’un nouveau mode opératoire soit retenu : sans défiance vis-à-vis des associations, avec un souci d’écoute sincère et sans a priori, avec une vraie volonté d’une gouvernance plus respectueuse de toutes les parties prenantes, en planifiant des réunions tripartites. Le groupe ESHA-EELV-UDB y reconnaîtrait ce qui est aux fondements de l’engagement de nombre d’entre nous au service du bien commun : surmonter les difficultés complexes en s’appuyant sur l’expertise des parties prenantes, soutenir la diversité et l’initiative associative pour ravauder un tissu social très effiloché, rester en prise directe avec les attentes de nos concitoyens.

Je vous remercie de votre attention. »

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