Convention entre la ville de Saint-Herblain et la Caisse des écoles

Intervention de Ghislaine Carrez lors du conseil municipal du 23 juin 2017.

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs,

La convention entre la ville et la caisse des écoles concerne pour sa plus grande masse financière la restauration collective des enfants dans les groupes scolaires publics de la ville.

Depuis 2 ans, la part du bio dans l’alimentation des enfants a baissé passant, en volume, de 46 tonnes à 41 par an. La cuisine centrale de Rezé n’a pas reconduit un marché de viande de bœuf bio dont les qualités culinaires n’étaient pas au rendez-vous. Nous soutenons ce choix.

Par contre, il nous semble que c’est justement cette situation qui devrait nous amener à expérimenter le « jeudi vert » tel qu’il est mis en œuvre dans d’autres collectivités notamment en Provence Alpes Côte d’Azur : tous les  jeudis, il n’y a pas de viande au menu. Et cela va complètement dans le sens des préconisations de l’Agence de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES). En 2002, on nous disait de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour et de limiter la consommation de sel. Aujourd’hui, nous ne consommons pas assez de fibres et notamment de légumineuses et il est recommandé de manger moins de viande et de réduire considérablement les charcuteries.

Après une lutte parlementaire acharnée, la décision d’imposer 20 % de bio dans les cantines pour 2020 avait enfin été adoptée par l’Assemblée Nationale le 22 décembre 2016. Il était aussi prévu d’imposer un seuil de 40 % de produits locaux et de saison. Mais suite à un recours du groupe « Les Républicains » le conseil constitutionnel s’est prononcé le 26 janvier dernier en demandant de retirer cet article de la Loi Égalité et Citoyenneté. Ainsi, pour le conseil constitutionnel, permettre à tout le monde d’avoir accès à une alimentation saine et de qualité n’est pas en lien avec la notion d’égalité et de citoyenneté. Et de plus assurer des débouchés stables pour les paysans ne ferait pas partie d’une mesure égalitaire.

Nous pensons que notre ville doit faire des choix d’avenir pour les enfants qui fréquentent les cantines scolaires et les écoles publics, c’est notre rôle de ville éducatrice : soyons ambitieux, prenons l’objectif de passer à 30% puis à 50% en quantité d’ici 2020 d’alimentation bio.

Merci pour votre attention.